Projet pédagogique de la STS Design d’Espace

Télécharger ce document (PDF 1 Mo)
Télécharger le référentiel du BTS Design Espace (PDF 356 Ko)

 

       
Sommaire

Présentation

1ère année Stages 2nd année  

Équipe
Spécificités

Sémiologie
Technologie
Représentation
Informatique
Méthodologie
Domaines
Objectifs
Suivi
Bilan
Europe
Informatique
Approfondissement
Projet professionnel

Enseignements connexes
En conclusion

 

 

 

Principes de fonctionnement

Ce document est constitué d’une synthèse des différents dispositifs pédagogiques mis en place depuis la rentrée 2003 à laquelle s’ajoute des propositions qui peuvent permettre d’améliorer encore le fonctionnement de la formation proposée aux étudiants de Design d’Espace. Cette synthèse constitue le socle d’une réflexion commune autour des différentes pratiques pédagogiques et des spécificités de chacun des intervenants en atelier de conception.

L’articulation de tous les enseignements autour de l’atelier de conception constitue le mode de fonctionnement de la formation en Design d’Espace. Les différents savoirs, les notions et pratiques liés au projet tels que les arts plastiques, la technologie, les modes de représentation et de communication, la législation, la philosophie doivent nourrir la démarche de projet en mettant en oeuvre une réelle transversalité.

L’enjeu principal pour l’équipe pédagogique réside, donc, dans sa capacité à organiser avec cohérence les moyens qui vont permettre aux étudiants de maîtriser les éléments constitutifs d’une démarche de projet.

Cet objectif de formation est d’une part une chance, effectivement, le référentiel du BTS Design d’Espace offre la possibilité d’explorer des champs multiples du domaine de l’espace ( architecture/environnement, paysage, espaces proxémiques, événementiel, lumière ), cela constitue une véritable richesse qui permet de mobiliser les compétences d’une équipe aux profils professionnels multiples; d’autre part, cette ouverture ambitieuse doit tenir compte d’un temps de formation qui n’est pas extensible.

La nature même des épreuves d’obtention du diplôme modifient nos approches pédagogiques, en effet le projet professionnel qui occupe deux mois et demi de la deuxième année, n’est plus seulement le terrain de concrétisation des acquisitions de l’étudiant, il s’inscrit avec logique dans le processus de formation en permettant de nouvelles expérimentations, en sollicitant des données technologiques, plastiques, législatives ou philosophiques adaptées aux questionnements de la démarche de projet.

Les réflexions et les propositions liées à nos approches pédagogiques ( actuelles et à venir ) s’articulent autour de quatre points qui vont être successivement développés dans ce document :

 

 
ATELIER DE CONCEPTION
 
       
TS1
     
Expression Plastique
   
Représentation / Communication
   
       
Arts Visuels
   
Technologie
   
       
 

Stage

 
       
TS2
     
Législation
     
 
       
Philosophie
   
Approfondissement sectoriel
   
       
 

Projet Professionnel

 

 

Haut de page

Fonctionnement de l’atelier de conception

 

L’équipe pédagogique

un binôme référent par année

Pour ce qui concerne l’atelier de conception, l’équipe est constituée d’enseignants aux profils professionnels variés et souvent complémentaires. Jusqu’à présent on trouvait, à l’exception de quelques permutations, une équipe par année de formation qui suivait une classe durant deux ans.

Il est nécessaire que l’équipe pédagogique puisse assurer une continuité dans la formation, deux raisons principales motivent ce choix:

La meilleure solution consiste à définir un binôme d’enseignants référents par promotion. Celui-ci prend en charge un groupe durant deux année de formation, assurant ainsi une continuité pédagogique. A ce binôme s’ajoute des enseignants qui peuvent évoluer d’une année sur l’autre apportant ainsi un regard et un positionnement nouveau. Ce principe peut permettre à certains d’entre nous d’intervenir en fonction de compétences particulières, il favorise également une cohérence globale de la formation quelles que soient les équipes.

 

Spécificité de l’ENSAAMA

une "culture" espace propre à l'École

On peut dire que chaque école possède sa «culture» propre, celle-ci est liée à son histoire, à son mode fonctionnement, son image, un état d’esprit. Concernant le Design d’Espace, la qualité de l’enseignement proposé à l’ENSAAMA tient au fait que les deux BTS «unifiés» lors de la réforme avaient chacun leur histoire propre et leur champ de compétence reconnu. Cette particularité nous permet de bénéficier d’une véritable expérience dans les domaines de l’architecture intérieure, du paysage et de l’environnement, elle offre à l’école la possibilité d’explorer des thèmes et des sujets dans ces différents domaines avec pertinence et recul.

Autre point motivant, l’école compte un nombre important de formations en BTS et DMA, cela constitue aussi des éléments de réflexion pour l’avenir, en effet, la perspective de rencontres avec d’autres sections s’offre à nos étudiants, comme cela a été le cas cette année avec les TS1 Design Produit (concours MiniMaousse) s’offre à nos étudiants. Des réflexions sont menées dans ce sens pour d’éventuels partenariats avec le BTS Textile (en architecture intérieure par exemple) ou le BTS EVEC (événementiel).Contenu pédagogique et organisation des coursL’enseignement en atelier de conception s’articule suivant deux postures complémentaires: d’une part un travail autour de sujets exploratoires, de phases d’analyse, de conception, de représentation ou des démarches de projet (en deuxième année) et d’autre part, des cours ou des interventions qui constituent un socle théorique et pratique dans des domaines variés, tels que la technologie, la sémiologie, l’infographie, les modes de représentation, le croquis, la maquette, l’analyse de projets, la culture design.

On trouve donc une alternance d’exercices courts et de sujets de recherche plus approfondis, autour de ceux-ci les cours s’articulent afin de donner aux étudiants des moyens, des outils, des méthodes ou de porter un éclairage particulier sur un travail d’atelier.

 

Haut de page

Première année

dispositif pour l'investigation

La première année est le terrain d’expérimentation et d’acquisition de notions méthodologiques, techniques et pratiques qui doivent permettre aux étudiants d’être en mesure de mener une démarche de projet opérante.

L’atelier est le lieu où l’on sollicite l’investigation des différentes notions analytiques, plastiques, méthodologiques et techniques qui vont nourrir les démarches exploratoire des étudiants. De nombreuses notions doivent être traitées, souvent conjointement, cela constitue une complexité de mise en oeuvre et d’organisation, mais c’est aussi ce qui doit permettre de démontrer aux étudiants la multiplicité des perspectives de recherche qui s’offrent à eux.La présence en atelier est effective sur les deux premiers jours de la semaine. Celui-ci est doté de 16 heures de cours. Durant ce temps regroupé et limité, l’équipe pédagogique doit organiser les enseignements suivants :

supports d'exercices

Remarque : les notions liées à la couleur, la lumière, le dessin, la perspective, le volume, l’actualité des différents domaines de l’espace, par exemple, font partie intégrante de la formation, elles sont sollicitées en atelier dans la démarche de l’étudiant ou sous forme de cours et d’interventions proposés par les enseignants de l’atelier. Ceci ne vient en aucun cas «contredire» les cours dédiés tels que le cours d’Expression Plastique, de Dessin ou d’Arts Visuels. L’ensemble des enseignements est connecté à l’atelier, mais il ne peut pas s’exprimer en permanence dans le lieu et le temps de l’atelier. C’est pourquoi, en marge du cours de dessin par exemple, des carnets de croquis peuvent être demandés aux étudiants.

 

Haut de page

Atelier et modules d’enseignement

articulation de modules d'enseignement fondamental autour des exercices d'atelier

Organisation

Le temps d’atelier se divise principalement, comme on l’a vu, en séquences d’analyse, de recherche et de conceptualisation autour d’un sujet, et en séquences de cours théoriques ou pratiques. C’est pourquoi nous proposons deux possibilités d’organisation des cours en première année:

Cette organisation permet d’exploiter les compétences de chacun en fonction des besoins des exercices à traiter, il ne peut être effectif que sur une période limitée.

 

Haut de page

Les enseignements en atelier de conception

Il s’agit de propositions d’organisation, le contenu des cours relevant de la pratique de chacun d’entre nous, les dispositifs existant ne seront cités qu’à titre d’exemple.

flexibilité des temps de cours

Haut de page

Sémiologie de l’espace (1ère et 2nd année)

Le cours de sémiologie s’inscrit dans le temps de l’atelier (une heure par semaine), il prend la forme d’un cours théorique et pratique qui permet aux étudiants d’interroger l’espace, les significations et les symboliques qui s’y rapportent. Le cours doit être proposé par un enseignant d’atelier afin de le rendre cohérent et opérant dans le contexte de démarches d’analyse, de recherche, de conceptualisation.

Le déroulement peut en fonction des besoins être regroupé suivant un nombre d’heures plus important, par exemple :

Cette flexibilité doit permettre à l’enseignant d’étendre quand cela est nécessaire son temps d’intervention. En revanche, dans d’autres cas, il peut libérer des heures d’atelier pour un sujet long ou des présentations orales.

 

Haut de page

Technologie appliquée

Le référentiel de Design d’Espace modifie profondément l’approche technologique en atelier de conception. L’enseignement technologique est au coeur même de l’atelier, chaque enseignant est amené à intervenir sous forme de séquences théoriques ou au cours d’un sujet, d’un projet. Il n’y a plus concrètement de volume horaire fixe pour la technologie.

Dans le principe, les technologies liées aux différents domaines d’application du Design d’Espace sont indissociables du traitement des problématiques posées lors d’une démarche créative, ou lors de la réalisation d’un projet, cependant, nous constatons (et cela concerne l’ensemble des formations en Design d’Espace) que l’intégration «illimitée» de l’enseignement technologique à l’atelier peu provoquer un phénomène de «dilution».

En effet, cet enseignement ne relève plus d’un seul professeur à qui l’on attribue un certain nombre d’heures par semaine, cela est positif, car chacun d’entre nous est en mesure d’apporter des éclairages spécifiques liés à sa pratique professionnelle, ceci permet également aux étudiants de faire une connexion directe entre le travail d’atelier et les connaissances technologiques. Pour autant il semble nécessaire de mener en parallèle une progression théorique qui constitue alors un socle de référence pour les étudiants.

Cette progression passe par un temps d’enseignement spécifique qui peut prendre plusieurs formes :

 

Par exemple : TS1 2005/2006

1) Sujet sur les structures de franchissement. Durée : 8 heures.

Les étudiants doivent franchir en maquette une distance maximale d’un point A vers un point B à l’aide de structures en baguettes de bois (pics à brochettes) et de ficelles. Ce sujet met en jeu l’expérimentation autour des structures treillis, tendues, haubanées, sous-tendues, etc... Cette manipulation en volume est l’occasion d’introduire des cours théoriques sur les structures métal / bois.

 

2) Sujet d’expérimentation des structures en porte-à-faux

Il s’agit de concevoir en volume des structures en carton (en profil IPE) permettant le plus de porte-à-faux possible pour un poids donné. Cet exercice est l’occasion d’un cours lié à cette problématique. Il préfigure également un sujet sur des «greffes» architecturales sur des façades de logements collectifs.

 

Conclusion :

L’enseignement technologique dans le référentiel concerne l’ensemble de l’équipe d’atelier, cependant il semble préférable, pour ce qui concerne les cours théoriques, que celui-ci soit attribué à un ou deux professeurs référents dont le rôle est de construire une progression cohérente que chaque intervenant de la formation peut enrichir par ses spécificités, ses expériences et sa culture personnelle.

Les dispositifs sont variés et ouverts: cours, étude de cas, visite de projet, visite de chantier, salons, maquettes et manipulations, conférences ou intervenants extérieurs. Les étudiants doivent envisager l’enseignement technologique comme un outil interactif nourri par le contenu des cours et par leurs propres questionnements et démarches créatives.

flexibilité des temps d’intervention
progression théorique définie
multiplicité des dispositifs et des intervenants

Haut de page

Représentation du projet

La communication d’une démarche créative quels que soit le domaine des arts appliqués traité, passe par l’expérimentation et l’acquisition progressive de nombreux outils de traduction :

Si l’on considère que ces différentes notions doivent avoir été abordées par les étudiants dans le cadre des formations initiales en STI Arts Appliqués, BT ou MAN, avec plus ou moins de définition et d’application, il est aussi évident que cela ne constitue pas un ensemble d’acquisitions opérationnelles et immuables.

D’une part, les étudiants proviennent de formations toutes différentes au cours desquelles certains points ne peuvent pas être approfondis, d’autre part, les étudiants ont suivi une formation générale qui est parfois éloignée des spécificités et des enjeux de représentation que convoque le projet en Design d’Espace.

Pour ces raisons, l’enseignement en atelier de conception ne peut pas se contenter d’encourager et d’inciter les étudiants à la pratique de la maquette, du dessin, des différents moyens d’expression plastique, etc.

L’équipe propose des exercices d’apprentissage des codes de représentations (en 2D et 3D), cela peut prendre la forme de cours spécifiques, ceux-ci permettent de rappeler les conventions en matière d’échelle, de normes, de tracés, d’utilisation des outils, ils permettent également d’informer les étudiants en traitant de l’écriture du projet (analyse commentée de rendus architecturaux, analyse des modes de communications dans le cadre de concours et d’appel à projet).

Ces temps d’exercices peuvent être consacrés au travail en volume (maquette de principe, maquette de rendu) au cours desquels sont mobilisés des notions techniques liées aux matériaux, aux mises en oeuvre et aux outils.

Comme pour la technologie, cette apprentissage nécessite des modules de cours avec des heures regroupées afin de traiter dès la première partie de l’année les problèmes liés à la représentation du projet.

Il en va de même pour les cours d’infographie, ceux-ci doivent s’articuler autour des codes de représentations.

Il est à noter que l’équipe de première année (2005-2006) a imposé à des dates régulières des carnet de croquis suivant des thèmes et des approches plastiques définis:

- dessin / traduction du réel, ex: la rue / construction au trait, des espaces publics intérieurs exclusivement traités par la lumière et la couleur....), tenir un livre de bord des recherches effectuées pour les différents sujets, etc...

Le constat régulier qui est fait concernant le dessin nous pousse à déplorer son manque de pratique régulière, ceci ne peut en aucun cas être imputé au cours de dessin/EPF dont le temps est limité, les étudiants doivent avoir à l’esprit que le dessin est un mode de communication et de pensée qui est commun à tout concepteur.

 

Haut de page

Informatique appliquée

L’utilisation de l’outil informatique est une composante essentielle de la traduction formelle des projets (plans, visuels, photos, mise en page, réalisation de dossiers, vidéo, information, etc..). L’outil informatique est au coeur de l’atelier, il est abordé par nos étudiants suivant trois temps différents qui correspondent à des environnements matériels, des usages et des enseignements spécifiques:

Un des objectifs principaux des enseignants en infographie consiste donc à rendre autonome l’étudiant. Ainsi l’outil informatique devient un outil technique ou plastique utilisé de concert avec les autres moyens de communication et de représentation.

cours sous forme de stages

Le parc informatique de la section Design d’Espace permet deux types d’approches :

L’autonomie n’est rendue possible que par une utilisation active et soutenue de l’outil informatique. C’est pourquoi nous souhaitons regrouper, à certains moments de la formation (comme pour les enseignements liés à la représentation), des heures sous forme de stage. Ceci permet un suivi continu et une progression «opérante».

Nous notons, que la discontinuité de certains enseignements fondamentaux retardent les acquisitions nécessaires à la conduite de démarches créatives.

Ce type de fonctionnement peut permettre d’équilibrer les interventions des professeurs, en effet, les enseignants d’atelier qui interviennent en infographie sont plus à même de gérer l’utilisation des logiciels dans le cadre des recherches et exercices de conception, de même que la formation aux logiciels assurée par M. Rozenberg est essentielle et fondatrice.

Note :

 

Haut de page

Méthodologie de démarche créative / de démarche de projet
(1ère et 2nd année)

Il s’agit du moment d’atelier où l’étudiant est amené à mobiliser l’ensemble de ce qui compose l’enseignement qu’il reçoit, et ceci dans le contexte d’une démarche prospective suivant un thème donné.

L’équipe pédagogique propose des exercices de différentes durées suivant les objectifs assignés.

Des exercices courts, d’analyse, d’enquête ou de relevé peuvent nourrir une démarche exploratoire visant à proposer des solutions pertinentes. Le fonctionnement suivant deux journées dissociées offre en début de formation une alternance de sujets et de thématiques variés (permettant ainsi de définir les nombreux champs d’action du concepteur d’espace).

Les exercices courts favorisent la préparation à l’épreuve de démarche créative, ils incitent les étudiants à être réactifs.

Au deuxième semestre les deux jours de cours sont associés afin de mener des exercices plus complexes.

L’étudiant est mis en position d’expérimentation et d’acquisition de méthodes d’analyse, de documentation, de recherches plastiques, de traduction orale, écrite et graphique de sa pensée.

L’atelier favorise : le travail d’équipe, la confrontation des points de vue, les démarches de justification et d’explication écrites et orales des sujets traités, ceci, face à l’ensemble du groupe.

L’atelier est un «lieu de vie» de l’étudiant en Design d’Espace, il est ouvert aux étudiants des autres formations, il doit permettre l’échange.

L’équipe pédagogique projette de nourrir un fond de documentation espace (images, textes et vidéos sur support numérique) accessible sur les postes informatiques, comme support d’investigation.

 

 

Haut de page

Stages en entreprise

 

Une autre forme d’enseignement

Le stage en entreprise s’insère à mi-parcours des deux années de formation. Il constitue une étape importante, permettant à l’étudiant de se confronter aux différentes modalités de la vie en entreprise et d’aborder certains aspects d’un projet qui ne sont qu’évoqués au cours de la première partie de leur formation (économie, phasages, contacts avec la clientèle et/ou les fournisseurs, suivi de chantier...). En outre, il constitue un “test en vraie grandeur“ souvent décisif dans les choix d’orientations des étudiants.

 

Haut de page

Domaines concernés

L’étudiant à la possibilité de choisir son stage dans le large spectre des secteurs d’activités couvert par le Design d’Espace, rassemblés selon les trois domaines suivants :

L’étudiant de STS Design d’Espace peut s’insérer comme stagiaire au sein d’agences traitant de l’espace, au sein de bureaux de création intégrés à une entreprise publique ou privée, une administration, une collectivité locale, une association.

 

Les partenaires

L’étudiant se trouve au coeur d’un dispositif qui lui garantit, dans une certaine mesure, l’intérêt et la solvabilité du stage envisagé.

Selon le stage envisagé, la procédure de convention de stage suppose l’intervention d’une partie ou de l’ensemble des partenaires représentés dans le schéma ci-dessous :

 

   

Leonardo da Vinci

Pour les stages dans la Communauté Européenne. Partenariat professionnel, culturel et artistique.

   
       
                   
ENSAAMA
       
ENTREPRISE
       
     
 
         
     
ÉTUDIANT
STAGIAIRE
   
               
Direction
 
Professeur
     
Maître de stage
 
Direction
             
                       
 
accord administratif et pédagogique (convention de stage)
 

 

Haut de page

Objectifs

Le stage de première année est un stage de formation, il vise l’acquisition de compétences et de savoir-faire liés à l’élaboration d’un projet. Sa qualité dépend donc en grande partie de celle de la participation du stagiaire à la vie et aux projets de l’entreprise. Le rôle du stagiaire au sein de l’entreprise repose sur une double activité :

Pour cela et à l’issue de la première année de formation, l’étudiant doit être capable de :

En outre, la recherche de stage est l’occasion d’aborder un ensemble de considérations considérées comme participant de l’anticipation et la simulation d’une future recherche d’emploi.

 

Haut de page

Préparation et modalités de suivi

Déroulement du stage et de sa préparation

    janvier / février  
Préparation du CV - lettre de motivation. Amorce des recherches d’entreprise.
     
         
    avril / mai  
Anticipation du rapport (Économie et gestion / Atelier de conception).
     
         
    mai / juin / juillet  
STAGE
     
         
    novembre  
Livraison de la partie économie et gestion du rapport (cours d’économie et gestion).
     
         
    décembre  
Mise en œuvre du rapport (cours d’infographie appliquée).
     
         
    janvier / février  
Livraison du rapport pour correction (atelier de conception).
     
         
    mars  
Livraison de la version définitive du rapport.
     

 

La recherche et la réalisation du stage en entreprise sollicite plusieurs domaines d’enseignement :

Ainsi, la recherche du stage participe de la formation à part entière et suppose trois étapes :

Les professeurs assurent normalement le suivi des stages par des visites en entreprise. Ce suivi est réparti entre les différents membres de l’équipe pédagogique d’atelier de conception. Il est à noter cependant que la période réservée au stage se situe en fin d’année et coïncide avec celle des examens et concours. Effectuer le suivi des stages par des visites des enseignants dans les entreprises s’avère alors plus ou moins évidente

Pour les stages hors périodes scolaires, et en cas de fermeture de l’administration de l’école, une clause particulière de la convention de stage engage le(s) professeur(s) à assurer les démarches administratives en cas d’accident. Cette clause a pour avantage d’augmenter l’étendue de la période traditionnellement consacrée aux stages, ou pour une poursuite de stage, ou pour diversifier les expériences professionnelles.

 

Haut de page

Bilan de stage

Le bilan de stage est le lieu de la synthèse d’une expérience professionnelle, il rend compte des observations et des réalisations de l’étudiant au cours de cette expérience. Ce bilan prend différentes formes :

  1. Bilan de l’entreprise : une fiche d’évaluation remplie par l’entreprise permet d’obtenir un avis extérieur sur les capacité de l’étudiant et engage la pleine participation de celle-ci dans le processus de formation.

     

  2. Bilan synthétique : une fiche d’évaluation remplie par l’étudiant à l’issue du stage donne éventuellement lieu à un compte-rendu oral devant la classe. Elle permet de collecter et d’archiver ces informations au sein de l’école afin d’être mise à disposition des étudiants des futures promotions pour leur faciliter leur recherche de stage.

     

  3. Rapport de stage : Pièce incontournable de l’Épreuve Professionnelle de Synthèse du BTS, il fait l’objet d’un suivi au cours du début de seconde année.L’élaboration du rapport est au croisement des trois disciplines d’enseignement (économie/gestion, infographie appliquée et atelier de conception). Il répond aux exigences de qualité fixées par le BTS et permet à l’étudiant de saisir les enjeux nécessaires au choix de son orientation professionnelle.

 

Haut de page

Intégration européenne

Pour les étudiants qui le souhaitent, des stages à l’étranger sont non seulement possibles mais encouragés.

À titre d’exemple, pour l’année 2005-2006, huit étudiants ont réalisé leur stage dans des entreprises étrangères au Japon, Espagne, Écosse, Pologne...

Le dispositif Leonardo da Vinci (Socrates) peut être sollicité sous réserve de l’obtention des accords suivants :

Ce disposif offre des avantages certains :

En outre, l’ENSAAMA accorde une bourse (d’un montant de 150 €), pour tout étudiant réalisant son stage à l’étranger.

Dans le cas des stages à l’étranger, et pour d’évidentes raisons, le suivi se fait par contacts téléphoniques et e-mail.

 

Haut de page

Deuxième année

espace de concrétisation

Remarque : de nombreux éléments de la formation sont communs aux deux années, dans cette partie, seuls les principes et dispositifs propres à la deuxième année seront traités.

 

Organisation

L’objectif principal de la seconde année est d’inciter nos étudiants à mobiliser les acquisitions et le bénéfice des expérimentations de première année lors de la conduite de projets dans les différents domaines du Design d’Espace.

L’équipe doit être recentrée sur les deux jours d’atelier afin que les étudiants puissent profiter du regard et des compétences de chacun des intervenants. Les sujets proposés favorisent une démarche créative structurée par phases progressives d’approfondissement.

La notion de développement et de représentation finalisée apparaît, les durées des exercices sont plus importantes. Les thèmes abordées doivent permettre aux étudiants d’éprouver leurs qualités d’analyse et de traitement des données. Ils doivent également mettre en jeu un regard critique sur les solutions envisagées.

Les étudiants doivent acquérir une forme d’autonomie afin d’opérer les vérifications et les choix qui vont les conduirent au développement d’un projet. Une fois de plus, il est important de travailler quand cela est possible les trois axes principaux de la formation: l’architecture intérieure (échelle proxémique), l’environnement (architecture, urbanisme, paysage) et l’événementiel (scénographie, projets culturels ou commerciaux ponctuels dans le temps).

 

Haut de page

Informatique appliquée

La notion de développement doit être prise en compte pour établir le fonctionnement de l’infographie en deuxième année. À ce stade les étudiants sont en partie autonomes sur les logiciels Adobe, le niveau sur Autocad (représentation conventionnelle) dépend de l’utilisation personnelle qu’en fait l’étudiant, il dépend également de la pratique du logiciel lors du stage.

Nous préconisons ( en début d’année) un regroupement d’heures de cours sous forme de stages Autocad afin de remettre à niveau l’ensemble de la section (ceux-ci sont assurés par M. Rozenberg).

Ensuite les enseignants d’atelier peuvent prendre le relais en soutenant la pratique informatique dans le cadre des projets, lors de la constitution des dossiers d’examen et lors de l’élaboration du rapport de stage.

Un autre regroupement d’heures doit avoir lieu durant le mois de finalisation du projet professionnel, ceci afin de permettre à M. Rozenberg de fournir un soutien technique et pratique à l’ensemble de l’atelier.

 

Enseignements complémentaires

En deuxième année l’atelier accueille des interventions d’une nature nouvelle, celles-ci sont étroitement liées à la mise en place du projet professionnel qui valide en grande partie la formation (voir projet professionnel). Ces trois enseignements distincts seront soumis à évaluation lors de l’oral d’examen, il s’agit de la législation, de la philosophie et de l’approfondissement sectoriel.

En ce qui concerne la législation et la philosophie les modalités d’intervention doivent être définies par les enseignants concernés afin de compléter ce document de travail.

 

Haut de page

Approfondissement sectoriel

un début de spécialisation

L’approfondissement sectoriel, dont l’objectif est d’apporter un regard plus précis sur un des domaines du Design d’Espace, s’organise suivant trois axes :

Chacun de ces axes est traité (en option) sous forme d’un dossier soutenu à l’oral au moment du projet.

L’équipe de l’ENSAAMA a opté pour l’élaboration d’un dossier qui complète ou éclaire un point particulier du projet, ou bien encore, un dossier qui traite d’un domaine qui se rapporte au projet (ex: un projet de requalification d’un site associé à un dossier d’approfondissement autour de la prise en compte du patrimoine architectural).

Initialement, l’approfondissement sectoriel pouvait prendre la forme de cours dispensés par certains enseignants durant la deuxième année. Les dotations horaires et le choix tardif des étudiants concernant l’un des trois axes n’ont pas rendu possible ce dispositif.

Il semble préférable de regrouper des heures dédiées au suivi des dossiers d’approfondissement sectoriel en attribuant à (au moins) trois enseignants les axes correspondants à leurs spécificités professionnelles. Nous remarquons que jusqu’à présent les heures attribuées à cette part importante de l’esprit du BTS Design d’Espace n’ont pas été suffisantes.

Le choix de l’approfondissement sectoriel apporte aux étudiants la possibilité de «spécialiser» leur démarche de projet, et ainsi, de donner un éclairage particulier à celle-ci.

Les quinze minutes d’oral attribuées à cette part du projet professionnel sont souvent un véritable «plus» lors de l’évaluation.

L’orientation et la poursuite d’étude sont au coeur des questionnements de nos étudiants, le projet professionnel et le thème d’approfondissement sectoriel génèrent souvent des pistes d’orientations plus précises.

Pour ses raisons, nous devons nous donner les moyens d’utiliser l’approfondissement sectoriel pour permettre à nos étudiants de mieux appréhender leurs spécialisations à venir.

L’approfondissement doit être un espace privilégié afin d’établir des connexions avec les professions du design d’espace. Il doit également permettre d’affirmer l’identité de notre formation en traitant de problématiques actuelles telles que celles qui sont liées au développement durable, au patrimoine et aux nouvelles définitions de nos pratiques professionnelles (design global, transversalité des domaines ou spécialisation).

 

Haut de page

Le projet professionnel

Le projet professionnel est en quelque sorte l’aboutissement de la formation, il est également un temps de la formation, l’étudiant fait la démonstration d’une démarche méthodologique de projet. Il mobilise tous les éléments analytiques, plastiques et techniques expérimentés au cours de son cursus.

Les modalités de mise en oeuvre de cette étape de formation relèvent des choix opérés par l’équipe pédagogique de chaque école. Au niveau national, les contraintes admises par tous sont liées au temps de traitement du projet (10 à 12 semaines), et aux objectifs fixés par le référentiel.

Au delà de ce cahier des charges, le choix des thèmes, des sites, des modalités de déroulement et des axes professionnels sont de la responsabilité des équipes pédagogiques.

Modalité de choix de projet

L’équipe pédagogique de Design d’Espace bénéficie d’un certain recul par rapport aux deux sessions précédentes, les nombreux dossiers évalués au cours des jurys de BTS (centre d’examen Vitry/Cherioux), issus de différentes formations (ENSAAMA, Boulle, Duperré, Chérioux, Le Gué à Tresme, Condé, …), ainsi que les dispositifs proposés en 2004 et 2005 permettent de clarifier les démarches à proposer.

Nous proposons de prendre comme référence la session 2005, le dispositif est le suivant :

  1. L’équipe pédagogique propose au moins trois thèmes qui se rapportent chacun à un site et à un axe (plus ou moins affirmé) du Design d’Espace : environnement, architecture intérieure et événementiel.

    Ce choix offre les avantages suivants :

     

  2. Un étudiant propose un thème et un site personnel, son choix de projet doit être validé par l’ensemble de l’équipe. Ce type d’orientation ne peut être mené que par des étudiants autonomes et investis dans une démarche personnelle (4 candidats en 2005).

     

  3. Un thème de réflexion sur un domaine particulier ou une problématique actuelle peut être soumis aux étudiants afin qu’ils proposent une orientation de projet possible. C’est le cas cette année en TS2 avec une réflexion autour de la notion de développement durable.

    Pour exemple, sur la session 2005, trois sites et trois thèmes ouverts ont été proposés :

Ces différents «territoires» de projet offrent des approches variées qui permettent à nos étudiants d’appronfondir des problématiques liées à leur orientation future, elles permettent également à chacun de trouver un cadre à la mesure de son profil et de sa capacité d’autonomie.

 

 

Haut de page

Enseignements artistiques connexes

 

Nous l’avons vu, l’atelier de conception est le coeur de la formation autour duquel différents modes d’enseignement s’articulent. Nous traiterons, ici, de la place de l’expression plastique et des arts visuels.

L’expérimentation des différents moyens plastiques et l’acquisition d’une culture design critique sont des éléments fondamentaux de la formation en Design d’Espace. Ce sont les notions sensibles qui font que les démarches des concepteurs en Arts Appliqués, bien qu’elle mettent en oeuvre de la technicité, ne sont pas de simples réponses formelles ou technologiques.

Ces enseignements «connexes» offrent la possibilité de traiter avec recul et sens critique les données du réel et/ou du ressenti. Ces enseignements ne peuvent pas fonctionner en complète autonomie vis à vis de l’atelier de conception. Cette transversalité nécessaire et évidente dans le principe ne doit pas relever de la seule démarche de réinvestissement de l’étudiant.

échanges et temps communs

En effet, deux phénomènes troublent la lisibilité de cette intention pédagogique :

  1. l’étudiant n’est pas toujours à même de comprendre ou de maîtriser les réinvestissements possibles (souhaitables). Les incitations des professeurs, pour justifiées qu’elles soient, ne peuvent pas toujours établir une démonstration évidente de la transversalité des enseignements.
  2. Le temps de cours ne peut pas être commun à celui de l’atelier.

    Plusieurs solutions sont envisageables, certaines sont déjà en pratique :

Ce fonctionnement ne permet pas toujours un bon suivi des démarches des étudiants, il induit un investissement personnel et une approche autonome de l’étudiant, afin que celui-ci puisse tous les quinze jours faire état de son travail. Cela fonctionne dans certains cas, mais la plupart du temps, l’engagement consacré à l’Expression Plastique peut se «diluer» dans les différentes activités menées au sein de la formation.

Exemple : TS1 2004-2005. Intervention de M. Letourneur (EP) en atelier de conception à l’occasion de la conception d’une structure pour traiter l’extérieur d’un ensemble industriel (laser mégajoule), l’approche du plasticien et du sculpteur a permis aux étudiants d’appréhender les différentes échelles du projet (de la recherche plastique en maquette, modelage, jusqu’à la mise en forme suivant les codes conventionnels de représentation).

Un regroupement d’heures sur des temps définis de l’année permet de mener des recherches plus soutenues. Les modalités de ces regroupement sont à définir.

Cela paraît particulièrement intéressant pour la deuxième année, en effet, les étudiants doivent constituer un dossier de travaux personnels dans lequel l’expression plastique, le dessin ont une part importante. Il s’agit donc de favoriser deux temps de l’année:

Un premier temps consacré à un projet plastique ambitieux (premier semestre), un deuxième temps consacré à l’élaboration et à la préparation du dossier et de l’oral.

À ce titre, on peut noter que l’équipe dans sa totalité se réunie à l’occasion d’oraux de BTS blanc, ce qui permet un regard croisé sur le travail de nos étudiants.

L'élaboration des portes ouvertes de l’école peut également être l’occasion de construire un projet commun, comme cela a été le cas en 2006 pour le concours MiniMaousse où M. Loiret (EP/dessin BTS Design Produit) a pu élaborer conjointement avec les équipes d’atelier une installation pour introduire les planches exposées, et évoquer la rencontre entre les axes «espace» et «produit».

 

Haut de page

Conclusion

Ce document doit être considéré comme une base de réflexion à partir de laquelle nous pouvons articuler nos pratiques d’enseignants. Il fait la synthèse de certains fonctionnements opérants dont il faut tenir compte, mais il est également un lieu de propositions susceptibles de le compléter.

Il est la première étape d'une réflexion plus large intégrant l'ensemble d'un cursus (BTS+DSAA), cohérent et autorisant les étudiants à envisager une formation initiale complète, achevée dans les domaines de l'architecture intérieure, l'environnement et l'événementiel.

 

Jean-Christophe VALLERAN (rédacteur pour l'équipe pédagogique de STS Design d'Espace)